Édition du 10  mai 2004


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Jean-Luc Moudenc, bras droit de Philippe Douste-Blazy, élu maire de Toulouse

Jean-Luc Moudenc (UMP), le bras droit de Philippe Douste-Blazy, a été élu maire de Toulouse tout en indiquant que le ministre de la Santé restait le patron de l'équipe municipale. "Je ne vais pas me démarquer de la politique menée jusque là et d'ailleurs Philippe Douste-Blazy reste le patron de l'équipe en place", a clairement annoncé M. Moudenc. M. Douste-Blazy l'avait déjà précisé la semaine dernière dans une lettre aux Toulousains. "Je reste élu au conseil municipal, à la tête de notre équipe, et je demeure président de l'agglomération toulousaine", écrivait-il. Pour la désignation de son remplaçant, les jeux étaient faits depuis mercredi soir lorsque les élus de la majorité, faute d'avoir trouvé un consensus sur un candidat, ont procédé à une primaire. Par 32 voix contre 22, Jean-Luc Moudenc l'a emporté face à Françoise de Veyrinas, la première adjointe proche de l'ancien maire Dominique Baudis qui ne voulait pas du poulain de Philippe Douste-Blazy. A la sortie de ce vote tardif, l'ensemble des adjoints ont tenté d'enterrer les querelles et ont affirmé, à l'instar de Jean Diebold qui avait envisagé d'être candidat, privilégier "la cohésion de la majorité". Tout en regrettant à mi-mot cette primaire, Philippe Douste-Blazy a loué le fait d'être "allé au bout du processus démocratique". Jeudi, les conseillers municipaux ont procédé à l'élection du nouveau maire. Pierre Labeyrie (Verts) et Thierry Cotelle (MDC), également candidats, ont chacun obtenu une voix, tandis que les 13 autres élus de gauche ne participaient pas au vote, dont 2 élus Motivé-é-s qui étaient absents. Sur les 54 élus de droite, 51 se sont finalement prononcés en faveur de M. Moudenc et trois ont voté blanc ou nul. Même Serge Didier, 4e adjoint et très opposé à la candidature Moudenc, affichait le souhait d'aller de l'avant. "Je joue la cohésion ; maintenant, s'il y a des divergences dans la façon d'aborder 2007, je reprendrai ma liberté", a-t-il confié à l'AFP. Dans son fauteuil de maire intérimaire, Jean-Luc Moudenc cherche aussi à rassembler, d'autant que la droite a perdu trois cantons historiques à Toulouse lors des dernières élections. "J'aborde cette fonction dans un esprit d'apaisement et d'ouverture", a déclaré le maire, 43 ans, qui était 3ème adjoint en charge de l'urbanisme depuis trois ans. Elu municipal depuis 1987, il a été de 1989 à 1992 le directeur du cabinet de Philippe Douste-Blazy, alors maire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), puis assistant parlementaire de M. Baudis en 1993 et 1994. Alors que Philippe Douste-Blazy a confirmé qu'il serait candidat en 2007, l'adjoint Michel Valdigié (UDF) glissait jeudi: "Cette règle de non cumul des mandats est hypocrite, car finalement on a un maire qui n'est plus maire mais qui reste le patron".c=http://www.
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