Édition du 12  septembre 2002


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Les sapeurs-pompiers volontaires attendent des mesures pour maintenir le maillage du territoire

Les terribles orages dans le Gard ont remis à la une les pompiers, pratiquement tous volontaires, qui lors de leur Congrès national qui s'ouvre ce jeudi à Martigues (Bouches-du-Rhône) insisteront sur l'importance de préserver un bon "maillage" du territoire. "Imaginez qu'il n'y ait pas eu de sapeurs-pompiers volontaires dans le Sud-Est. Et bien, dans certains endroits, les secours ne seraient arrivés que le lendemain", a affirmé mardi le colonel Daniel Ory, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Sur tout le territoire, 191 500 hommes et femmes sont sapeurs-pompiers volontaires, soit 85 % des sapeurs-pompiers. Ce sont des citoyens ordinaires qui, en parallèle de leur profession ou de leurs études, perçoivent une indemnité sous forme de vacations horaires. Selon la Fédération, seul le volontariat permet d'assurer des secours de proximité en tout point de l'Hexagone. Or le volontariat connaît des faiblesses, en candidature mais surtout en fidélisation des pompiers. Samedi, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait rencontré quelques pompiers volontaires lors d'un déplacement dans les Alpes. Il en a trouvé d'autres sur le terrain, en venant lundi soir constater le désastre dans le Gard. Et samedi, c'est à eux qu'il s'adressera à la tribune du congrès de Martigues. Il devra les rassurer sur les moyens de "doper" le volontariat et donc de préserver le "maillage" du territoire formé par 9 000 centres de secours. "Le maillage a de petits trous qui peuvent devenir plus grands", met en garde le colonel Ory. "Ce n'est pas tant l'intérêt du volontaire qui est en jeu que l'intérêt de la sécurité de proximité de la population". Le nombre de volontaires diminue depuis vingt ans en même temps que la durée moyenne d'engagement (cinq ans), alors que le nombre d'interventions a augmenté de 25 % entre 1990 et 2001. "On est touché par les mêmes problèmes que le monde associatif, notamment le développement d'un certain égoïsme. Il y a aussi la désertification de certaines zones, les citoyens qui se comportent plus en clients qu'en sinistrés, l'application technocratique de certains textes, l'image du "brave pompier" qui est véhiculée", explique Daniel Ory. La FNSPF attend donc de Nicolas Sarkozy des mesures nationales visant à fidéliser les sapeurs-pompiers volontaires. Ces derniers aimeraient notamment obtenir une bonification de leurs points de retraite professionnelle, liée à la durée de leur engagement sous l'uniforme. Ils demandent aussi l'organisation d'une grande campagne nationale en faveur du volontariat. Le congrès sera par ailleurs l'occasion de faire le point sur les risques technologiques et industriels, avec en particulier l'utilisation de la robotique dans les milieux extrêmes (nucléaire, chimique, explosif...). </scr
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Journal Officiel du 12  septembre 2002

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