Édition du 31  janvier 2006


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Antennes de téléphonie mobile: les maires de grandes villes préparent leur propre charte avec les opérateurs

Réuni la semaine passée, le groupe de travail «téléphonie mobile et santé» de l’Association des maires de grandes villes de France a révélé une inquiétude croissante de ces élus sur les risques inhérents aux implantations d’antennes. Selon la lettre hebdo «Grandes Villes-Technologies de l’info» (31/01), l'inquiétude des riverains à l'égard des antennes a changé de nature en l'espace de quelques années. «Désormais, c'est moins l'intégration paysagère des antennes qui inquiète que les effets potentiels des rayonnements sur la santé.» Les élus relèvent qu’en l'état des connaissances scientifiques actuelles, on ne peut pas conclure formellement et définitivement sur les effets des rayonnements des antennes GSM sur la santé, ni dans un sens (nocivité) ni dans l'autre (totale innocuité). Si la plupart des études concluent à l'absence d'effets pathologiques, quelques études soulèvent des doutes (comme une récente étude hollandaise), exigeant, a minima, la réalisation d'études épidémiologiques complémentaires. Aujourd’hui, on s'oriente vers toujours plus d'antennes et vers une diversification des sources d'émission (UMTS, TNT, WiFi, Wimax...), «les élus doivent donc être en capacité de répondre aux questions de leurs habitants et anticiper les conflits.» Les efforts déployés par les opérateurs pour améliorer la concertation et l'information des habitants, si réels soient-ils, sont jugés «insuffisants». Les maires de grandes villes estiment que la charte signée entre les opérateurs et l'AMF est «trop générale et mal adaptée à la problématique des grandes villes». Les antennes (et les contestations) y sont en effet plus nombreuses et le document n'est pas suffisamment précis sur les modalités selon lesquelles sont effectuées les mesures. C'est la raison pour laquelle la plupart des grandes villes ont initié la négociation de leur propre charte, visant, comme l'a suggéré dans un récent rapport Daniel Raoul, sénateur du Maine-et-Loire et adjoint au maire d’Angers, à établir un véritable «plan d'occupation des toits».
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