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16  Janvier 2006
Le maire d'Ensisheim (Haut-Rhin) fait détruire un camp de Roumains qui «squattaient sans autorisation un terrain municipal»

A l'occasion d'une descente de police dans un camp de Roumains qui «squattaient sans autorisation un terrain municipal», le maire d'Ensisheim a demandé à des agents municipaux de détruire par le feu ce «véritable bidonville».
Arrivés début octobre à Ensisheim, une douzaine de Roumains, des «étrangers pour certains en situation irrégulière», ont «squatté sans autorisation un terrain municipal en y créant un véritable bidonville», explique le maire, Michel Habig, dans un communiqué. Le maire précise qu'à la faveur d'une descente des forces de l'ordre dans le camp déserté de ses occupants mercredi, il a «pris la décision de détruire ce bidonville par le feu» après en avoir constaté l'insalubrité.
«Des mesures imposées par les circonstances»
«La présence des forces de l'ordre, en permettant l'accès au site, a autorisé la prise immédiate des mesures imposées par les circonstances, la destruction de ce dépotoir», souligne-t-il. Un transport en décharge de ces «épaves de caravanes et carcasses diverses» aurait «nécessité des moyens techniques importants et non disponibles immédiatement. Cela aurait représenté un coût important pour la collectivité», se justifie-t-il, précisant avoir agi «en vertu de ses pouvoirs de police».
Selon la mairie, la descente des forces de l'ordre de mercredi faisait suite à une décision de justice. Les Roumains, qui se sont présentés peu après la destruction du camp à la mairie, se sont vu refuser, au motif qu'ils n'étaient pas des «gens du voyage», l'autorisation d'installer dès le lendemain six nouvelles caravanes sur cette aire de stationnement, selon Michel Habig.

 
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