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Pas de loi sur le "service minimum" en cas de grève, demande la Fédération nationale des usagers des transports et des services publics
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10  Septembre 2004
Pas de loi sur le "service minimum" en cas de grève, demande la Fédération nationale des usagers des transports et des services publics

La Fédération nationale des usagers des transports et des services publics (FNUT) ne veut pas dans l'immédiat d'une loi sur le "service minimum" en cas de grève qui "provoquerait une crise grave dont les usagers seraient les victimes".
Au deuxième jour des consultations sur la "continuité du service public" dans les transports, la ferme hostilité des syndicats à un recours à la loi pour encadrer plus strictement le droit de grève se confirme avec un début de mobilisation chez les cheminots.
Dans un communiqué diffusé jeudi, la FNUT estime que, "contrairement à d'autres réformes, la création d'un service minimum ne doit sans doute pas être décidée 'à froid'".
La FNUT pense en effet que "dans le climat social relativement calme aujourd'hui dans les transports, voter la loi serait agiter un chiffon rouge devant les syndicats et provoquerait une crise grave dont les usagers seraient les victimes".
Dans ce cas, "les 'conseilleurs' politiques, autrement dit les idéologues "libéraux" qui poussent au conflit, ne seraient évidemment pas les 'payeurs'", ajoute la fédération.
Elle "suggère" au gouvernement de "mettre au point un projet de service minimum, de le remiser soigneusement dans un placard" et de "laisser planer la menace d'un vote de la loi au cas où une nouvelle grève longue et dure serait déclenchée dans les transports".
En attendant, la FNUT propose que "pour être légale", toute grève soit décidée "au scrutin secret par la majorité des employés" et préconise la mise en place d'une "médiation indépendante" à la SNCF en cas de risque de conflit.

 
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