Édition du 5 juillet 2006


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Les dépenses d'action sociale des départements ont subi une hausse de 8% en 2005

Selon l'étude annuelle présentée, mardi 4 juillet, par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (ODAS), depuis la création de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) en 2002 et la décentralisation du revenu minimum d'insertion (RMI) en 2004, les conseils généraux font face à une véritable envolée de leurs dépenses d'action sociale: elles ont augmenté de 7,2% en 2004 et de 8% en 2005 pour s'établir à 17,61 milliards d'euros. Ces charges subissent une hausse de 1,29 milliard par rapport à l'année précédente, augmentation qui aurait pu être plus importante encore (+11%), sans un abondement exceptionnel de 470 millions d'euros accordé par l'Etat pour alléger la facture du revenu minimum d'insertion (RMI). Comme en 2004, l'aide sociale à l'enfance (4,98 milliards d'euros) est le premier poste de dépense d'action sociale départementale. Le soutien aux personnes âgées vient en deuxième position avec 3,65 milliards d'euros, ce qui représente une augmentation de 320 millions d'euros et de 9,5%. L'ODAS fait remarquer que le nombre de bénéficiaires de l'APA «continue à augmenter fortement» - ils étaient 912.000 fin 2005 contre 854 000 fin 2004 -, «alors que la période de montée en charge semblait achevée». L'Observatoire explique ce phénomène par une durée de présence plus longue que prévu dans le dispositif et par l'arrivée en 2005 à l'âge de la dépendance des premières générations nombreuses de l'après première guerre mondiale. Il note aussi qu'en quatre ans les dépenses d'aide à domicile ont progressé presque deux fois plus que celles de l'hébergement en établissement. Le soutien aux personnes handicapées s'est élevé, pour sa part, à 3,6 milliards d'euros, soit +5% (contre +8% l'année précédente), malgré la création de nouvelles places supplémentaires en établissement, ce qui dénote, selon l'Observatoire, «une certaine maîtrise des coûts». Mais, il convient d’observer que l'impact de la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et la mise en place de la future prestation de compensation du handicap (PCH) n'est pas encore perceptible dans les dépenses des conseils généraux. L'ODAS déplore, par contre, la pauvreté du secteur psychiatrique et ses conséquences dans la prise en charge des malades psychiques.<
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